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 This sadness in your eyes [Neil]

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Posté le Dim 22 Juin - 13:49.
Quelque chose se heurtait à mon front, dur et froid. Incapable de déterminer son origine ni sa nature. Ma joue semblait plaquée contre un autre objet tout aussi dur.  Mon dos semblait courbé et me lançait, comme si j’avais été contrainte à adopter une position qui ne m’était pas naturelle. Mon esprit se sentait lourd, incapable de différencier le rêve de la réalité. J’ouvris les yeux. Il faisait noir, trop noir. Je n’y voyais rien du tout. Une main pendait mollement le long de mon corps tandis que l’autre se trouvait devant moi. Je bougeais ce dernier et retins un cri : j’avais quelque chose d’enfoncé dans mon avant-bras.

Je crus à un rêve, un de ces cauchemars qui s’éternisent et qui ne sont pas présents. Mais, à l’instar de la fiction, je ressentais de la douleur physique, mes sens hurlant. Je ne voyais pas ce qu’il se passait, je ne comprenais pas. Je relevais la tête qui me pesait, découvrant le volant sur lequel j’étais affaissée depuis tout ce temps. D’un geste brutal, je retirais le morceau de verre coincé dans mon avant-bras en poussant un cri. Le sang suinta ; je ne pouvais l’arrêter, dans l’incapacité actuelle de faire un garrot. Cela finirait bien par s’arrêter.  Ma tête me lançait. Je cherchais d’un geste mécanique mon portable, qui pourrait s’avérer bien utile dans l’état actuel où je me trouvais. Mon esprit eut quelques difficultés à l’identifier, et quand ce fut fait, je découvris l’écran noir qui refusait de s’allumer : si seulement j’avais pensé à recharger la batterie.
Je ne paniquais pas, après tout j’étais médecin. J’avais encore des chances de survie, le tout était simplement de se sortir de là. Où j’étais, je n’en étais pas bien sûr et il faudrait que je sorte que de la voiture pour être sûre. Le sang sur mes bras traçait un magnifique réseau routier, s’écoulant jusqu’à mes mains. Pourquoi l’airbag ne s’était-il pas déclenché ? Depuis combien de temps étais-je ici, inconsciente ? Et où étais-je ?

Je trouvais mon manteau sur le siège passager. Dedans, mes papiers et les clés de chez moi. Le reste attendrait ici dans l’état actuel des choses, je devais d’abord me soigner. La voiture avait terminé au fond d’un ravin, stoppée par une énorme pierre. Elle était complètement morte, bonne pour la casse, ma première réaction fut d’ailleurs de me dire que Neil allait me tuer. Ma santé avait plus de valeur et je pensais à la voiture…
Localisant l’endroit où je me trouvais, je pris la direction la plus courte ; chez moi. Je mettrais trop de temps pour aller à l’hôpital à pied. Hormis des bleus et probablement une légère entorse au niveau de mes jambres, j’étais en capacité de marcher, à vitesse moindre cependant,  alors j’entamais la route sans attendre. Les deux kilomètres à parcourir allaient être interminables. Je mettais mon manteau avec difficulté, en espérant que le froid de la nuit déjà bien entamée ne m’ensevelisse pas.

A cette heure, plus personne ne se promenait dans les rues de la ville, hormis certainement l’ordre ou des nocturnes. Ma grande chance ne me permit pas d’en croise une seule personne, les fêtards ne passant pas par Main Street. Je poursuivais avec lenteur ma marche, luttant pour ne pas sombrer dans le sommeil durant le chemin. C’était cela ou amoindrir mes chances de survie. Dans mon état, je remerciais ma nature de m’avoir rendue plus forte. Il eut été fort probable que je ne survive pas à l’accident si je n’avais été qu’une simple humaine.
Les minutes interminables furent récompensées par le quartier que je reconnus, puis la rue, puis la maison. Je croisais quelques personnes, des passants plus précisément, et aucun pour faire attention, pour regarder plus loin que son nez et voir dans quel état je me trouvais. Je n’avais pas la force de crier à l’aide, économisant mon énergie à marcher pour arriver à bon port. Mes pas me guidaient, mes pensées m’avaient quittée. Il était question de survivre, pour ne pas se retrouver sur le sol et n’y être retrouvée que le lendemain. Je n’avais aucune idée de la gravité de mes blessures, omettant d’en faire l’inventaire. Pour un médecin à cheval sur les soins, j’étais bien mauvaise patiente.

Devant la porte d’entrée, je cherchais la clé un bon moment avant de la trouver parmi les autres, bien dissimulée. Faisant tourner le verrou, je m’engouffrais à l’intérieur, refermant derrière moi. Sans réfléchir, je me dirigeais vers le canapé et m’y assis. Je n’avais pas prévu d’y rester trop longtemps, juste le temps de me poser une ou deux minutes avant d’aller me désinfecter dans la salle de bain. Neil devait très certainement dormir à l’heure qu’il était.
Je soupirais de soulagement.
Au moins j’avais atteint mon objectif : j’étais en vie.
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Posté le Mar 1 Juil - 8:44.
S’il y avait bien une chose à laquelle Neil était incapable, c’était dormir en sachant sa femme pas encore rentrée à 3h du matin. Ces maudites opérations feraient mieux de trouver quelqu’un d’autre à faire veiller plutôt que Cléophée. Il avait besoin de sommeil bordel ! Incapable de fermer l’œil, se contentant de somnoler, il attendait qu’elle rentre, les sens aux aguets. Son loup s’agitait, sentant l’humain sur les nerfs. L’horloge tournait sans aucun signe de vie, aucun son ne s’élevant de la rue. Si elle pouvait au moins répondre à son téléphone ! Il avait bombardé de SMS au point d’en être plus agacé qu’avant. Si elle daignait répondre, en commençant par allumer son portable ! Les minutes s’écoulaient, Neil se sentait briser tout ce qui pourrait passer entre ses doigts. Il ne savait pas calmer ses impulsions, ne s’améliorant pas depuis quelques mois. Ne tenant pas en place, il se mit à tourner en rond dans l’appartement. La coupe du monde était terminée à cette heure, maintenant il l’attendait, avec cette mauvaise impression que tout allait encore foirer. Quand ce n’était pas lui, c’était les circonstances. Ras-le-cul. Remontant dans la chambre, il s’empara de son téléphone et envoya à nouveau un message. Appela. Répondeur à chaque fois. Il recevait toujours une réponse, même pendant les plus longues opérations, quelqu’un se chargeait d’envoyer une réponse. Rien, nada.
Il crut entendre du bruit à la porte d’entrée. Il était temps. Impatient, il descendit les escaliers quatre à quatre sans entendre d’autres bruits. Avait-il mal entendu ?

« Cléo ? » appela-t-il tout en dévalant les dernières marches avec rapidité.

Une forte odeur émanait anormalement de la maison. Une odeur de sang, son sang, celui qui avait hanté ses nuits quelques mois plus tôt, lorsqu’il l’avait ramassée dans les bois, déchiquetée par un loup fou. Son rythme cardiaque s’accéléra, Neil sentait l’inquiétude l’envahir. Il ne faisait pas erreur, ce n’était pas celui d’un patient, de mains mal rincées après une opération, fait courant pour un chirurgien. Comme il détestait ne pas savoir ce qu’il se passait. La colère le mena jusque dans le salon, d’où une lampe était allumée. Il n’avait qu’une idée en tête, défoncer le responsable s’il y en avait un. Neil avait toujours des ennemis qui n’hésiteraient pas à s’en prendre à ses proches pour lui faire comprendre leur pouvoir. S’attendant au pire, il se trouva nez à nez avec sa femme, mains et visages ensanglantés, pour ce qu’il pouvait en voir.

« Bordel Cléo ! Qu’est -ce qu’il t’est arrivé ? » s’enquit-il avec inquiétude

Se précipitant vers elle, il la secoua vivement pour s’assurer de sa qualité de réponse, et ses réactions en l’état actuel des choses. Son odorat cherchait une odeur autre que celle d’antiseptique, ce qui pourrait l’aider à comprendre. Il ne trouva que celles de brûlé, de pneus. Haïssant se retrouver dans l’incompréhension, il se sentait bouillir. Au moins était-elle consciente. Cela ne suffisait pas à le rassurer, il lui fallait davantage. Comment avait-elle pu se retrouver dans un état pareil ? Et pourquoi n’était-elle pas à l’hôpital pour se faire soigner ? il aurait pu aider, même si leurs querelles s’étaient calmées depuis quelques temps. Ils avaient décidé de se laisser une chance, en prenant le temps de se reconstruire progressivement. Cependant, certaines habitudes n’avaient plus lieu d’être, comme la communication durant la journée qui se faisait plutôt rare et uniquement en cas de nécessité. Quelque chose s’était brisée, et restait brisée, sans qu’au bout de deux mois à nouveau de vie commune cela ne s’atteigne. Bonne nouvelle qu’ils ne s’entretuaient pas, pour le moment. Neil savait que si ce malaise persistait, il ne pourrait continuer ainsi. Ce n’était pas une raison pour ne pas communiquer.

« Pourquoi n’as-tu pas appelé ? Ne bouge pas, je vais chercher de quoi te désinfecter. » reprit-il

Vidant l’armoire à pharmacie de ce qu’il pouvait trouver, Neil remplit également une bassine d’eau et prit une serviette de toilette. Revenant dans le salon, il humidifia le tissu pour le passer sur le visage de Cléophée.
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