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 « Si je défaille, sur ses crocs je m'empale. » - ft Josh

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Posté le Sam 21 Juin - 2:06.
[ Suite de ce sujet sur Reversa ]

« Notre meute. » « Une des nôtres ». Sans qu’elle ne comprenne pourquoi, alors même qu’il venait de l’insulter, Josh la traitait presque d’égale à égale. Presque. Elle était lycane mais faisait tout pour, justement, ne pas appartenir à ce cercle très restreins de créatures immondes qu’elle avait appris à haïr depuis sa plus tendre enfance. Elle avait été élevée dans ce racisme perpétuel envers les nocturnes. Famille prestigieuse, les Arictocrates étaient, selon cette éducation sectaire, en haut de la chaine alimentaire, gouvernant Reversa d’une main de maitre. Ils étaient beaux, riches, intelligents et monstrueusement odieux. Les bêtes quant à elles, vampires à dents acerbes ou loup à queue velue, n’étaient rien d’autre que des immondices de la nature. Des animaux domestiques. C’était le terme qu’avait employé une fois sa mère à son égard pour lui faire comprendre son aversion contre la nouvelle nature de ses filles. Charmant. Il n’y avait pas de langue de bois chez les Ashford, bien que les hommes aient un caractère plus tempéré, les femmes de la famille étaient elles de vraies langues de vipères. Dans leurs écoles privées et hautement prestigieuses, on leur apprenait à discourir correctement, aucune faute de langage n’était permise. C’était impressionnant surtout au plus jeune âge. Le plus spectaculaire était l’usage détourné qu’ils en faisaient par la suite. En grandissant, ils apprenaient à manier les mots pour toujours avoir l’avantage. Quand elle était au lycée, Charlize avait d’ailleurs songé à se tourner vers des études de droit. Les opportunités et son amour paternel l’avait conduit dans l’économie où elle se sentait d’avantage dans son univers baignée dans les millions d’or plutôt qu’à défendre la mère et l’orphelin derrière des barreaux de prison.

Elle se taisait, levant les yeux au ciel pour signifier qu’elle s’en foutait royalement. Elle n’avait jamais cherché à comprendre les règles de la meute, tout ce qu’elle savait, et elle l’avait appris à ses dépends, c’était qu’il n’était pas bien vu d’être un loup solitaire. Il y avait tout cet esprit de cocooning familiale qui flottait sur ces créatures poilues. Un instinct de protection presque incestueux. L’Alpha en était empreint et c’est d’ailleurs ce qui l’avait rassuré la nuit de leur étreinte. Sa solitude s’envolait à ses côtés, et c’était à se demander pourquoi elle était si têtue quand au fait de rejoindre la meute. « Il n’y a rien de mélodramatique dans le fait que j’ai cru mourir cette nuit-là, Josh. » Elle était étrangement sérieuse. Pour une fois en la présence du dealer, elle ne le prenait pas de haut. Ses mots n’avaient rien d’ironique ni de dramatique. Le ton de sa voix était d’ailleurs plutôt grave. Elle pensait ce qu’elle disait, à ces quelques mots, son honnêteté et sa simplicité faisaient presque froid dans le dos. De toute évidence, Josh était un lycan de naissance, il ne pouvait donc pas comprendre ce que c’était de s’être fait volée sa vie. Sa nature était pour lui une évidence. Pour elle, c’était une malédiction.

« Je commence à connaitre vos lois malgré tout, tu sais. Je dirige cette ville, et je sais qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’Alpha qu’un de ses semblables déraille. Ça vaut autant pour moi que pour toi.  » lança-t-elle avec un petit clin d’œil. Elle n’avait en rien idée des pratiques nocturnes du dealer – fort heureusement d’ailleurs – mais il ne faisait aucun doute qu’il n’était pas un adepte de l’autorité, c’était écrit sur son front. Son instabilité, comme il le disait, lui valait une attention toute particulière de Neil justement. Du moins, c’est ce qu’elle espérait. Ils avaient beau s’être fuit du regard le jour du flashmob, elle n’était désormais plus une étrangère à ses yeux. Elle était lycane, solitaire, instable, mordue, dirigeante de la ville et sa maitresse. Ça faisait beaucoup pour un petit bout de femme. Encore plus quand elle n’assumait qu’un seul de ces attributs.

Charlize ne put s’empêcher de s’esclaffer aux dernières paroles du bel homme. « Figures-toi que je n’ai jamais été qu’une vulgaire humaine. » lui répondit-elle avec un large sourire. Elle ne s’étendit pas d’avantage. Sans doute penserait-il qu’elle faisait allusion à son rang aristocratique et prendrait-il ça pour de la supériorité mal placée. Elle en était tellement adepte après tout, petite princesse hautaine. En réalité, elle pensait d’avantage à son don qu’elle avait perdu dans la bataille. Quand elle avait compris d’où lui venait ses absences soudaines, quand ses visions se faisaient plus pertinentes, quand elle n’avait plus rien eu d’une vulgaire humaine, elle croyait avoir tout perdu. En commençant par l’amour de sa mère. Mais le pire restait encore à venir. Perdre tout contrôle de soit lors de ses transformations, c’était ça le pire. L’horreur de se réveiller sans aucun souvenir. La soumission n’était décidément pas une qualité qu’il lui allait au teint. « Comment peux-tu oser appeler ça un cadeau ? Ce n’est rien d’autre qu’un putain de cadeau empoisonné. On ne me l’a pas offert par amour ou par gentillesse, figure-toi. On me la imposé, salement. Prends ça et débrouille toi avec. Le temps que le messager s’enfuit et le paquet m’explosait à la gueule. C’était il y a 944 jours. Je me rappelle de tout, l’horreur sur les visages pendant que vous étiez fait comme des rats. Tu te souviens du Massacre de Main Street ? Tu y étais ? C’était cette nuit-là. » Les larmes lui montaient subtilement aux yeux. C’était la première fois qu’elle en parlait. Il ne fallait pas s’attendre à ce qu’elle fonde en larme. C’était au contraire bien plus des larmes de colère qu’autre chose, mêlées à un certain soulagement. Elle avait plongé son regard dans celui du brun, comme pour le supplier de croire que sur ce coup, elle ne jouait pas la comédie. Son mal être n’était pas un caprice de petite fille pourrie gâtée. C’était viscéral.
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Posté le Mar 1 Juil - 22:35.
Le lycan resta étrangement silencieux quand Charlize affirma qu'il n'y avait rien de mélodramatique quant au fait de quasi mourir. Il savait très bien cela lui aussi. Il avait failli mourir de nombreuses fois et s'en était sorti par un heureux jeu du hasard. Josh ne savait pas comment lui dire qui il était réellement, qu'il était le loup qui l'avait mordue. Ressentirait-il une forme de pitié ? Probablement. Comme si Charlize faisait remonter une pointe d'humanité qui risquait de disparaître bientôt derrière un masque de froideur extrême. Un sourire moqueur traversa son visage quand elle affirma connaître les lois et que lui aussi était dans le même sac qu'elle. Josh savait se contrôler, c'était pour cela qu'il pouvait se permettre de défier ouvertement l'Alpha sans broncher. Bon il le défiait de loin et avec une arrogance évidente. Ce n'était rien d'une vraie arrogance avec le désir de prendre la meute. Le chef de gang ne voulait pas d'une meute. Il avait suffisamment à faire avec son gang. Il fronça les sourcils quand elle affirma n'avoir jamais été une vulgaire humaine.

_ Qu'entends-tu par là ? 

Josh savait de mieux en mieux jouer avec les aristocrates, à force de fréquenter Edana, il avait compris comment ces gens-là fonctionnaient. Mais s'il ressentait de l'affection pour Edana, pour Charlize, il ressentait une froide détermination et une méfiance évidente. Il voulait comprendre ce qu'elle essayait de lui dire. Josh avait appris à connaître ses ennemis pour mieux les frapper. Ignorer certaines paroles pouvait vous coûter particulièrement cher si vous n'y preniez pas garde. Il voulait que cette princesse avec une cuillère d'argent dans la bouche lui explique. Il était bien loin de se douter que Charlize était la maîtresse de Neil. Alors que Josh adorait Cléophée et n'avait envie que d'une chose, la protéger. Le chef de gang serra les dents quand la brune dit que ce n'était qu'un cadeau empoisonné. Il pouvait bien comprendre son point de vue, une humaine aristocrate, elle avait eu le beau rôle. Elle ignorait ce que c'était de se battre pour tout et n'importe quoi. Elle ignorait ce que c'était de connaître la faim. Elle ignorait ce que c'était de se faire traquer comme une bête. Elle l'obligeait à replonger dans ce massacre. Josh plongea son regard clair dans celui de Charlize.

Il se souvenait. Il se souvenait avoir été fait comme un rat dans le manoir, la panique, les grondements. A l'époque, il était encore dans la meute. Comme de nombreux lycans capables de se transformer, il s'était transformé. Sous forme de bête, il avait eu plus de chance de survivre. Il se souvenait des balles et des compagnons qui s'effondraient, morts.

_ Tu n'y étais pas. Tu n'as pas vu ce qu'ils nous ont fait dans le manoir. On nous a coincés comme des bêtes, on nous a forcés à être des monstres. On nous a ensuite mis sous tutelle en affirmant que nous ne savions pas nous contrôler. Or, nous avons plus de contrôle que vous, misérables humains. Vous nous avez toujours craints.

Il s'approcha avec menace de Charlize. Son aura irradiait, prouvant sa valeur, sa nature de lycan. Il s'arrêta à quelques millimètres d'elle.

_ J'y étais et tu étais sur mon chemin. Tu étais là... Tu ne m'as pas laissée le choix. Je me serais pris une balle et j'ai bien trop lutté pour mourir aussi bêtement. C'est moi qui t'aie mordue, gamine.

Lâcha-t-il sombrement. Il avait fait cela comme on arrache un pansement sur une plaie infectée. Sans cérémonie et une certaine forme de violence.

_ Tu as toujours été de l'autre côté du rideau, tu es une petite fille à papa qui se croit puissante. Mais dans notre monde, dans notre société, le plus fort gagne sa place en tuant. Tu admires Neil, mais sais-tu qui il est ? Il a tué le précédent Alpha pour gagner sa place. Nous sommes peut-être des monstres, et tu nous détesteras toute ta vie mais nous sommes ta famille. Alors lutte, vas-y. Mais tes humains, tes petits copains riches ne te veulent pas. Tu leur rappelles ce qu'ils essayent de contrôler. On ne nous contrôle pas. Entre-toi bien ça dans ta petite tête, jamais je ne me soumettrais face à une humaine.

Siffla-t-il avec menace. Josh n'avait pas haï les humains jusqu'à récemment. A force de subir des discriminations et des discours sur la sauvagerie de sa race, il s'était énervé. Il était en dehors de la meute mais il considérait les autres comme sa famille et ne leur tournerait pas aussi facilement le dos. Il n'avait jamais voulu mordre Charlize mais elle avait été sur son passage au mauvais moment. De peur, le loup avait mordu pour pouvoir mieux s'échapper. A ce moment, Dark ne pensait qu'à une chose, survivre, tout simplement.
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« Si je défaille, sur ses crocs je m'empale. » - ft Josh

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